les Apprentissages Libres et Autonomes

Les apprentissages libres et autonomes, qu’est-ce que c’est ?

Les apprentissages libres et autonomes sont une forme d’apprentissages que chacun de nous a déjà expérimenté. En effet, dès la naissance, l’enfant acquière naturellement des compétences multiples qui lui permettent d’évoluer et de s’adapter à son environnement, selon son propre rythme.

Au début, le bébé s’exerce à la préhension d’un objet, à la marche, à l’expression orale, (…) sans que personne ne lui demande de le faire. Il le fait de manière spontanée dans l’ordre et la durée qui lui conviennent. S’il n’est pas interrompu, il va exercer à son rythme, tout ce qu’il a envie d’acquérir, en voyant son entourage vivre et faire plein de choses. Cette disposition naturelle d’apprendre est innée et spontanée… et si la « flamme » n’est pas éteinte, elle peut perdurer de nombreuses années durant.

Ainsi, l’enfant grandit en absorbant comme une éponge, tout ce qui constitue les activités de son environnement immédiat, de sa famille et de son entourage proche. Il expérimentera tout ce qui l’intéresse et qui lui sera accessible.

Puis petit à petit, le jeune élargira son horizon. Pour finalement prendre pleinement part à la société dans laquelle il baigne quotidiennement, en apprenant une multiplicité de savoir-faire et savoirs-êtres qu’il a pu expérimenter et exercer toutes ses jeunes années.

Lorsque les apprentissages libres et autonomes sont soutenus, le jeune s’outille et se forme à son rythme, avec des activités qui l’intéressent, et dans l’ordre qui lui correspond.

Une vie sans horaires, ni programmes ?

Les principales entraves aux apprentissages libres et autonomes sont les horaires imposés et les programmes prédéterminés.

Mais si les horaires et les programmes ne sont pas imposés à l’enfant, cela ne veut pas dire qu’il n’en n’aura jamais ! Bien au contraire.

Vivre en communauté – d’abord avec sa famille (parents et fratrie), puis avec l’entourage élargit (voisinage, copains(-ines), grands-parents,…) – permet à chacun d’expérimenter ses propres limites et les limites des autres. La vie entraîne forcément tout un tas de frustrations et d’adaptations avec lesquels il faut savoir jongler.

Le jeune qui choisit librement ses activités forme ses propres objectifs d’apprentissage. Pour faire ce qu’il a envie de faire, il sera toujours confronté à des conséquences directes et très faciles à comprendre ;

S’exercer à chanter ne peut pas forcément se faire à côté du bébé qui s’endort ou du parent qui se repose. Peindre ou à cuisiner demande du temps, de l’organisation et de rangement, il y a des moments plus opportuns que d’autres. Un petit boulot ou un stage implique une disponibilité et engagement à tenir. L’admission dans une école professionnelle impose des connaissances générales dont il faut tenir compte.

En se présentant à l’heure aux rendez-vous, et en tenant ses engagements, il obtient la confiance de celui qui est là pour l’aider ou l’accompagner. En s’exerçant régulièrement, il progresse plus vite dans les apprentissages qui demandent de la patience et de la persévérance. En prenant soin du matériel, il peut travailler ce qui l’anime, et peut même chercher à améliorer la qualité du matériel qu’il utilise et ainsi se perfectionner …

Lorsque les programmes ne sont pas imposés à l’enfant, et qu’il est l’acteur principal des décisions qui régissent ses apprentissages, il comprend les étapes et les engagements qu’il a à tenir.

 

 

 

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